Une cure de jouvence


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Re: Une cure de jouvence

Messagepar Phantom_Blue » 06 Aoû 2009, 22:23


Episode 13

Séraphine était vautrée sur le canapé, le corps noyé dans un tee-shirt XXL, I LOVE ONLY ME imprimé dessus en grandes lettres rouges, des socquettes roses aux pieds, savourant d'une cuiller vorace un pot de glace Ben & Jerry's 150 ml Chocolate Fudge Brownie. Elle louchait sur l'écran télé plat Samsung 16/9 157 cm "Pretty Woman", des larmes dans les mirettes, les couettes larmoyantes.
Claire, en pyjama pirate, somnolait à côté d'elle, la bouche ouverte, quand elle se réveilla en sursaut et s'écria :
— Je viens de faire un rêve ! Le diable va revenir !
— Hein ? souffla Séraphine, après avoir savouré une cuiller pleine de glace au chocolat. Mais t'es sûre ? Je sais que tu fais des fois des rêves prémonitoires…
— C'était trop réel, le diable s'emparait du monde. N'oublie pas que Lara doit tenir jusqu'à minuit.
Elle regarda Séraphine, regarda le pot de glace, le prit des mains de Séraphine surprise, s'empara de sa cuiller restée dans son pot vide à elle sur la table, et dégusta le dessert onctueux.
— Hééé, mais c'est ma glace !
— Urgence majeure, je stresse trop là. Je sens qu'on va vivre l'enfer.
— Ben moi je le vis déjà, tu as fauché ma glace.
Claire lui redonna le pot.
— Tiens, je vais m'en chercher une autre dans le frigo.
— Euh… c'était la dernière, il y en a plus.
Claire lui reprit le pot et chantonna :
— Désolé, sœurette.
— Ben tu manques pas d'air, dis donc. T'as intérêt à me le redonner, sinon…
— Ça va, de toute façon ça te fait grossir.
— Quoiii ? s'exclama Séraphine. Tu trouves que je suis grosse ?
Claire ne répondit pas et continua à avaler de la glace pendant que Séraphine filait affolée dans la chambre se regarder dans le miroir.
— Trop facile, pensa-t-elle en souriant.
Même pas deux minutes plus tard, Séraphine revint d'un pas vif et postillonna, les couettes nerveuses, les poings sur les hanches :
— Mais dis donc, au fait ! On ne devrait pas être chez Lara et la surveiller pour que tout se passe bien ?
Claire arrêta la cuiller pleine de glace à trois centimètres de sa bouche prête à l'avaler :
— Ben normalement oui et non. Tu sais qu'on est parti à cause de sa tenue, on ne voulait pas la gêner.
— Ouais, mais là il y a urgence, tu trouves pas ?
— Purée, t'as raison ! Vite, on fonce là-bas ! lança Claire en abandonnant le pot sur la table, après avoir savouré sa dernière bouchée de glace.
Pendant qu'elle filait s'habiller dans la chambre, Séraphine s'empara du pot et le termina d'une cuiller soutenue.

Le van fonçait en pleine campagne sous la nuit étoilée, les phares crachant une grande flaque de lumière sur la route.
Les mains crispées sur le volant, Claire demanda :
— Il est quelle heure ?
— 20h15, t'inquiète, on arrivera, tu verras, tout sera tranquille. T'avais pas besoin de mettre ton treillis de combat.
— Dans la vie faut anticiper, Fifi, on ne sait jamais ce qui va se passer, pour pouvoir assurer un max après.
— Ben moi, avec ma tenue de schoolgirl, là, j'assure dans n'importe quelle situation. C'est pas une jupette plissée qui va m'empêcher de rafaler des monstres tout gluants aux guns.
— Quelle heure il est ?
— Bon, s'énerva Séraphine, maintenant tu arrêtes de speeder et de speeder les autres.
— Oui, mais dans ce genre de situations, je speede toujours.
— Moi j'ai un remède efficace. Bisou.
Séraphine tendit ses lèvres roses nacrées.
Claire tourna la tête pour scotcher sa bouche dessus, Séraphine lui aspira presque la langue. Légèrement déséquilibrée Claire se cramponna au volant, le tourna et le van quitta la route.
Il roula une dizaine de mètres sur des mottes de terre et s'encastra contre un arbre.
— C'est pas vrai ! s'exclama Claire, après avoir essuyé le choc.
— Oups, souffla Séraphine, les couettes secouées, en plissant sa bouche dans un sourire tordu.
Claire essaya de redémarrer le van mais le moteur cala.
— Toi et tes conneries, chanta Claire en s'éjectant de la cabine.
— Ben quoi, se défendit Séraphine en l'imitant, je voulais te déstresser. D'hab après un bisou t'es toujours plus relaxe.

Elles regagnèrent la route, Claire avançant façon commando avec ses rangeos, Séraphine sautillant entre les mottes avec ses escarpins à talons plats façon gamine de pensionnat.
— On doit être à trois quatre kilomètres du manoir, estima Claire.
— Avec un peu de chance, une voiture va passer.
— Ouais, c'est ça, sur une route isolée, en pleine nuit, tu as d'autres idées géniales comme ça ?
Séaphine préféra se taire quand deux phares surgirent, se dirigeant vers le manoir.
— Ben tu vois ! qu'elle s'écria joyeuse. Qu'est-ce que je t'avais dit ?
Elles se campèrent au bord de la route, les pouces levés.
La Limousine Lincoln Krystal blanche passa en coup de vent sans s'arrêter.
— Pfffffff ! crachota Séraphine. Quel manque de civisme !
— Rien ne te paraît bizarre ? demanda Claire.
— Ben non, quoi
— Une Limousine qui file vers le manoir de Lara.
— Ah ouais ! Tu crois qu'il y avait qui dedans ?
— Je sais pas, en tout cas, vu la bagnole, pas des chômeurs.
A peine deux minutes plus tard, d'autres phares apparurent au bout de la route, allant toujours dans la direction du manoir.
Les filles reprirent leur position les pouces levés, et regardèrent les feux rouges de la Bentley Continental noire s'éloigner.
— Ben ça alors ! cracha Séraphine. C'est un comble ! Pourtant on n'est pas invisible !
— Je constate que c'est déjà la deuxième voiture qui va vers le manoir, et je ne serais pas étonnée d'en voir une troisième, et même d'autres.
Effectivement, une autre Limousine Chrysler crème ivoire passa devant nos deux amies sans s'arrêter.
— C'est peut-être ton treillis qui leur fait peur, dit Séraphine.
A la quatrième tentative, Claire s'était cachée dans le fossé, Séraphine pointant son pouce avec un sourire sur les lèvres.
La Rolls Silver Shadow noire et argent fila sans même ralentir.
— Bon y en a marre ! gueula Claire en bondissant de sa cachette. Aux grands maux, les grands remèdes !

Lord Geoffroy Padington savourait un Four Roses sur la banquette arrière de sa Rolls Phantom, dans un smoking blanc Armani, éclairé par une petite veilleuse, quand James, son chauffeur articula d'une voix stylée :
— Sir, je crois qu'une nymphe des bois s'est égarée dans notre monde.
Le monocle de lord Padington scintilla d'un éclat vif et son œil noir s'alluma en voyant sur le bord de la route, éclaboussée par les phares, Séraphine en petite culotte et soutif modèle Manga pop de Chipie, les couettes et le pouce tendus en avant.
— C'est bon, il ralentit, lança Claire d'une voix tamisée, planquée dans le fossé.
— Ouais, mais pourquoi c'est toujours moi qui dois me mettre en avant ? demanda Séraphine. C'est po juste.
James sortit de la Rolls, fit le tour par devant et ouvrit la portière arrière en blablatant :
— Si mademoiselle veut bien se donner la peine.
Claire bondit du fossé, poussa Séraphine surprise à l'intérieur, s'engouffra à son tour, remercia le chauffeur et claqua la portière.
— Excusez-nous d'accaparer votre hospitalité, roucoula-t-elle, mais je crois que vous allez au manoir Croft, n'est-ce pas ?
— Oui…, bafouilla lord Padington, une pointe d'affolement affolant légèrement son visage d'aristocrate sexagénaire.
— Nous avons eu un accident, nous devons nous rendre chez lady Croft, c'est très urgent.
Lord Padington loucha sur le soutif de Séraphine.
— Ah vous aussi vous allez à la fête ? Mais je ne savais pas que c'était une soirée costumée ? Vous êtes déguisée en ondine, je présume ?
Le chauffeur avait repris sa place au volant et attendait les ordres.
— C'est bon, James, vous pouvez repartir.
— Merci, envoya Claire dans un grand sourire, vous êtes un amour.
Lord Padington sentit son pacemaker s'accélérer.
— Héééé ! s'inquiéta Séraphine. Et mes fringues ?
— Pas grave, répliqua Claire, le temps presse. Tu es très bien comme ça.
— Absolument, confirma lord Padington en la ciblant avec son monocle, le dentier en ébullition. Vous êtes comme une apparition dans un conte de fées.
— Ah ouais ? Ben Claire elle dit toujours que je suis pas un cadeau.
— Vous pourrez passer Noël chez moi, chantonna lord Padington, je vous couvrirai de cadeaux ?
— Ah ouais ? s'extasia Séraphine. Cool !
Claire retint un petit sourire amusé et demanda :
— Lady Croft donne une fête ?
— Oui, répondit Lord Padington, sans pouvoir détacher son monocle du soutif joliment rempli de Séraphine. Sa secrétaire m'a téléphoné il y a deux heures.
— Sa secrétaire ? s'étonna Claire.
— Oui, une femme très charmante.
Claire resta songeuse quelques instants, pendant que Séraphine inondait lord Padington de grands sourires pleins de couettes souriantes.

Les grilles du manoir étaient grandes ouvertes. Les réverbères illuminaient les voitures de luxe garées dans l'allée principale. Les grandes fenêtres du rez-de-chaussée brillaient de mille feux et le fameux concerto vénitien s'égrenait en notes cristallines dans la nuit étoilée.
— Tu savais que Lara avait organisé une fête ? demanda Séraphine intriguée.
— Je ne pense pas que ce soit elle, répondit Claire, mais j'ai ma petite idée là-dessus. Viens, allons voir !
— Euh, hésita Séraphine, dans cette tenue ?
— Ça va, Fifi, vu la tenue de Lara encore plus déshabillée, tu n'as rien à craindre.
— Prenez mon bras, lui proposa Lord Padington, je vous escorterai tel le chevalier sa dame !
— Très bonne idée, sourit Claire, accompagnez-là, vous ferez un couple très mode !
Séraphine lui jeta un éclair visuel crépitant de foudre.
Garée dans l'ombre contre un mur, une Ducati 996 rouge rêvait de vitesse amoureuse avec une Indian Chief sur un circuit d'Indianapolis.
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Re: Une cure de jouvence

Messagepar Babou » 08 Aoû 2009, 06:06


— C'était trop réel, le diable s'emparait du monde. N'oublie pas que Lara doit tenir jusqu'à minuit.
Il faut alors se souvenir du parchemin où Séraphine a écrit le fameux désir, et quand un désir ne marche pas, il ne s'écrit pas. C'est très fort ça. (Episode 10) :15:

— Quoiii ? s'exclama Séraphine. Tu trouves que je suis grosse ?
Claire ne répondit pas et continua à avaler de la glace pendant que Séraphine filait affolée dans la chambre se regarder dans le miroir.

Ça c’est bien un comportement de nana ! Image

Claire tourna la tête pour scotcher sa bouche dessus, Séraphine lui aspira presque la langue. Légèrement déséquilibrée Claire se cramponna au volant, le tourna et le van quitta la route.
Je savais pas que ces deux là avaient des tendances lesbies. Image Et voilà le travail quand on conduit la bouche pleine. Sûrement que cet accident est indispensable pour la suite des évènements. Image

Elles regagnèrent la route, Claire avançant façon commando avec ses rangeos, Séraphine sautillant entre les mottes avec ses escarpins à talons plats façon gamine de pensionnat.
Bon, si les talons sont plats ça va, je voyais déjà des escarpins à talons aiguilles sautiller entre les mottes. Image

— Ben ça alors ! cracha Séraphine. C'est un comble ! Pourtant on n'est pas invisible !
:02:

— Ah vous aussi vous allez à la fête ? Mais je ne savais pas que c'était une soirée costumée ? Vous êtes déguisée en ondine, je présume ?
La tenue p'tite culotte soutif est bien plus attrayante que le treillis de combat, c'est sûr. C'est même une valeur sûre comme on peut voir dans le catalogue de la Redoute. Lord Padington doit penser à un autre sport. :08:

— Merci, envoya Claire dans un grand sourire, vous êtes un amour.
Lord Padington sentit son pacemaker s'accélérer.

L'émotion doit être bien intense pour qu'un pacemaker, censé réguler le rythme cardiaque, s'accélère. :D

— Absolument, confirma lord Padington en la ciblant avec son monocle, le dentier en ébullition.
Le pacemaker, maintenant le dentier, tout est rafistolé. Il est en pièces détachées ? Image
Ça me fait penser à une histoire perso. Un client de l'imprimerie devenu un copain qui avait un faux bras articulé (c'est lui qui a racheté la paillotte au bord de la lagune). Juste pour situer. Bref, chaque soir il dévissait son bras et le posait sur le fauteuil avant de se coucher. Et un jour le chien, qui faisait parti des meubles, a attrapé le bras pour jouer avec et il a fait plein de trous dedans. :04:

— Oui, répondit Lord Padington, sans pouvoir détacher son monocle du soutif joliment rempli de Séraphine.
Tu penses, ça doit faire longtemps qu'il n'a pas chahuté des boutons de rose. Image


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Et voilà ... très bonne chute, suspens ... Image
La parole se fait spontanément rythme dès que l'homme est ému, rendu à lui-même, à son authenticité. Oui, la parole se fait poème. (Léopold Ségar Senghor)
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Re: Une cure de jouvence

Messagepar Krystos » 08 Aoû 2009, 07:00


phantom_blue a écrit:Séraphine était vautrée sur le canapé, le corps noyé dans un tee-shirt XXL, I LOVE ONLY ME imprimé dessus en grandes lettres rouges, des socquettes roses aux pieds, savourant d'une cuiller vorace un pot de glace Ben & Jerry's 150 ml Chocolate Fudge Brownie.


Plus "Tue l'Amour" que ça, tu meurs :07: :14:

phantom_blue a écrit:Séraphine tendit ses lèvres roses nacrées.
Claire tourna la tête pour scotcher sa bouche dessus, Séraphine lui aspira presque la langue. Légèrement déséquilibrée Claire se cramponna au volant, le tourna et le van quitta la route.


Ohhhhhhh :13: :13: Bin forcement, c'est pas ce qu'il y as de plus sécure quand on conduit :03:

phantom_blue a écrit:— Oups, souffla Séraphine, les couettes secouées, en plissant sa bouche dans un sourire tordu.


:01:

phantom_blue a écrit:— Sir, je crois qu'une nymphe des bois s'est égarée dans notre monde.


Encore un ui doit abuser des Modifié pour voir une nymphe :01: :04:

phantom_blue a écrit:Séraphine en petite culotte et soutif modèle Manga pop de Chipie, les couettes et le pouce tendus en avant.


Aluumeuse !!! :10: :14: :13:


phantom_blue a écrit:Garée dans l'ombre contre un mur, une Ducati 996 rouge rêvait de vitesse amoureuse avec une Indian Chief sur un circuit d'Indianapolis


Exellente la chute ! rien a redire , le suspens est parfaitement instauré :03: :05:
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Re: Une cure de jouvence

Messagepar Phantom_Blue » 09 Aoû 2009, 18:43


Épisode 14

Une ambiance de garden-party régnait dans la grande salle de bal du rez-de-chaussée illuminée par trois lustres en cristal imposants.
Un plateau à la main, horriblement gênée par sa tenue des plus réduites, Lara distribuait les verres de champagne sous les regards souriants d'une vingtaine de personnes de l'aristocratie anglaise.
Pendant que les conversations virevoltaient dans les notes cristallines du concerto vénitien.
Cécile, qui n'avait pas voulu rater ça, accaparait le duc de Norton, un vieux bouc plein aux as, comme elle pensait, et à qui elle comptait bien faire cracher son oseille en utilisant des moyens surnaturels. En attendant, elle tentait une fascination en lui imposant son décolleté plongeant, ce qui avait l'air de marcher.
Wagadoudou, affublé de sa djellaba multicolore, fomentait le même plan de séduction intéressé, impressionnant lady Chatterley, une riche veuve déjà mariée cinq fois, avec le récit d'une chasse amoureuse, où il s'était transformé en gazelle pour séduire une sorcière, transformée en lionne.
— Et elle m'a dévoré à grands coups de dents, gargouilla-t-il, ses dents blanches rutilant dans la lumière.
Séraphine fit une entrée remarquée au bras de lord Padington, qui dû retenir son monocle en voyant lady Croft de dos.
— Oh my God, souffla-t-il, It's very very fabulous !

Claire agrippa Lara par le bras et l'entraîna dans un coin avant de lui demander :
— Mais qu'est-ce qui se passe ici ?
— Je ne sais pas, répondit-t-elle dépassée par les événements. Ils sont arrivés soi-disant invités à une fête que j'aurais censé organiser, mais je n'ai rien organisé. Je n'y comprends plus rien. Et je ne sais pas si je tiendrai encore longtemps…
— C'est un coup de la comtesse, expliqua Claire, justement, elle veut te faire craquer, c'est pour ça qu'elle les a fait venir.
— Mais je fais quoi, maintenant ?
— Tu as essayé de t'isoler ?
— Je peux juste aller à la cuisine faire le service, il faut que mes actions soient en rapport avec la situation présente, sinon un tourbillon se déclenche.
— Mouais, fit Claire, tiens bon, je crois que j'ai une idée.
La chasseuse de zombies de Racoon City avait repéré Winston discutant, le verre à la main, avec la duchesse de York, une vieille bécasse de 73 ans recouverte de bijoux.
Elle slaloma entre les invités, attrapa le majordome par le bras et lui demanda :
— Il vous reste des tabliers ?

Séraphine déboula dans la grande salle, un plateau chargée de verres de champagne à la main, juste vêtue d'un tablier semblable à celui de Lara, les couettes rougissantes.
— Mais pourquoi c'est toujours moi qui me sacrifie ? murmura-t-elle. C'est po juste.
Lord Padington perdit son monocle en la voyant. Il rebondit sur le parquet verni aux motifs baroques et alla rouler contre la chaussure à talons hauts de la baronne de Chesterfield.
Campés près d'une fenêtre donnant sur le parcours du combattant, la comtesse, perruquée en blonde platine, paradant dans une mini robe Paco Rabanne décorée de CD, de petites lunettes rondes à verres rouges sur le nez, et le marquis, affublé d'une moustache Dalinienne, resplendissant dans un smoking rose Balanciaga, les mêmes lunettes sur son nez, suivaient le déroulement des opérations.
— Je crois que ton plan va foirer, ricana le marquis, en louchant d'un œil avide sur les jolies fesses rebondies de Séraphine. Très bien imaginé, la copine qui l'épaule psychologiquement.
La comtesse crama d'un coup en une seule aspiration les trois centimètres de sa Winfield demi-modifiée, la babine retroussée battant la chamade.
— Attends, je n'ai pas dit mon dernier mot. Ce n'est pas deux petites pimbêches qui vont contrecarrer mon plan.
— Je suis curieux de voir ça.
Elle pointa son index et son majeur en direction de Lara et marmonna entre ses dents parfumées de tabac blond légèrement opiacé au ganja de Marrakech :
— Hocus pocus… Am stram gram pique-lui le collegram... Et ron et ron petit patapon… Zoum zim zoum balaboum…
Le tablier de Lara se retroussa vers le haut et s'envola au plafond où il resta accroché dans les pierreries étincelantes d'un lustre.
La belle chasseuse de tombes poussa un cri, et le temps de cacher tant bien que mal ses deux légendaires seins et son abricot velouté, elle courut hors de la salle de bal, sous les yeux stupéfaits des invités.
Le tablier de Séraphine avait subi le même sort, et la jeune tueuse de monstres tout gluants imita Lara, les mains plaquées sur ses parties attractives, sprintant dans le couloir, les couettes affolées.
Claire les suivit et tenta de rappeler Lara qui montait l'escalier quatre à quatre. Mais celle-ci fonçait en avant, bien décidée à gagner sa chambre.
— Very very fabulous, s'exclama lord Padington, quelle soirée wonderfull !
Croyant à un spectacle préparé à l'avance, tout le monde applaudit, des sourires sur les lèvres.

Affolés par le vortex rugissant, les invités étaient repartis plein gaz dans les Limousines, Bentleys et Rolls, sauf Cécile et Wagadoudou qui tenaient à vivre la suite. Il ne resta bientôt plus qu'un nuage de fumée devant le manoir, dispersé par un vent surnaturel dans l'espace.
Et le diable entra dans la grande salle de bal, costumé à la Henri IV, une collerette imposante autour du cou, des culottes bouffantes et des cuissardes John Galliano à talons hauts saturées par une overdose de lacets.
— Où est ma reine ? demanda-t-il. Lara, ma bien-aimée, viens honorer ton époux !
La comtesse s'aspergea en vitesse avec le spray confectionné par Wagadoudou, releva ses lunettes sur sa frange blonde, et s'avança vers le prince des ténèbres, la babine retroussée émue.
— Votre majesté, je suis la comtesse Babou de la Fricotière. Vous vous souvenez ? Je vous ai appelé la première fois, et j'ai pu rompre le désir du parchemin au moyen d'un stratagème. Grâce à moi, vous revoilà parmi nous.
Le diable la toisa de haut. Quelques secondes s'effilochèrent durant lesquelles la comtesse crut reconnaître dans les prunelles sataniques l'éclat de la passion démesurée à son égard.
Elle remarqua aussi un frémissement soutenu de ses brûlantes narines, qu'il pinça d'un pouce et d'un index aux ongles recourbés et afficha une grimace grimaçante :
— Par les ailes de Gabriel ! Mais quelle est donc cette odeur infecte ?
Le marquis esquissa un petit rire discret et s'avança à son tour.
— Sir, lança-t-il (soufflant un "Va te doucher" à la comtesse), permettez-moi de me présenter une nouvelle fois à vous. Je suis le marquis Krystos von Lichtentstein, Cricri pour les intimes, votre plus grand admirateur…
Le diable le pria de s'écarter d'un petit geste de la main aux doigts agités façon gay et entonna d'une voix forte et lugubre :
— Laraaaa, où es-tuuuu ?
Les murs du manoir tremblèrent dans un tremblement de murs de manoir qui tremblent.
Winston avait repris son plateau et, le visage impassible, s'étant approché du monarque des enfers, prononça d'une voix stylée à l'articulation impeccable :
— Votre seigneurie désire-t-elle un drink ?

Lara avait enfilé un pantalon en cuir noir et un polo à col roulé en astrakan blanc.
Séraphine s'était enveloppée dans un kimono en soie brodé de dragons rouges serpentant autour de fleurs de lotus.
— Bon, orchestra Claire, Lara, toi, tu vas rejoindre le diable et tu joues son jeu. Séraphine et moi on va essayer de trouver une solution.
— Mais je veux voir le diable, gargouilla miss couettes catastrophe. J'ai un truc à lui demander.
— Quoi comme truc ? s'étonna Claire en la dévisageant.
— Un truc.
Séraphine ne répondit pas, une moue sur les lèvres.
Claire connaissait cette attitude capricieuse et savait qu'il était inutile d'insister.
— Pffff, toi alors, quand tu as quelque chose dans la tête !
La musique avait repris. Winston, de nouveau vêtu de son costume de majordome, assurait le service et distribuait les rafraîchissements.
Un sourire infernalement radieux illumina le visage du diable quand il vit Lara venir à lui.
Séraphine effectua une petite révérence, les couettes impressionnées et demanda d'une voix intimidée :
— S'il vous plait, vous avez des monstres tout gluants que je peux rafaler ?
Le diable la contempla quelques instants, un sourire de ravissement sur ses lèvres rouges.
— Charmante enfant, je me souviens de toi, bien sûr, tu seras ma demoiselle d'honneur à notre mariage, et tu auras tous les monstres gluants que tu veux.
— Chouette ! s'enthousiasma Séraphine en refaisant une petite révérence, les couettes joyeuses. Merci votre altesse !

Puis le diable pointa son index griffu sur Lara.
Aussitôt une robe crinoline des mille et une nuits extrêmement décolletée la recouvrit sous les yeux émerveillés de Séraphine, du marquis, de Cécile et de Wagadoudou qui se tenaient à l'écart, impressionnés par la prestance infernale du prince des ténèbres.
Il la prit dans ses bras et ils tournoyèrent au milieu de la grande salle, emportés par Le beau Danube Bleu qui venait de s'élancer en décibels symphoniques de la chaîne hi-fi, sous les lustres flamboyants.
La comtesse s'était douchée dans une salle de bain du premier étage, parfumée au Shalimar de Guerlain, et avait emprunté une robe Donatella Versace de Lara dans son placard. Elle avait rembourré le décolleté un peu trop grand avec des Kleenex mentholés, se disant que ce détail jouerait peut-être en sa faveur.
La valse terminée, le diable escorta avec galanterie Lara vers un canapé où ils prirent place, tandis que Winston leur apportait des Tequila Sunrise, Blue Lagoon, Bloody Mary, Margarita et autres cocktails apparus sur son plateau.
La comtesse rejoignit les autres dans la salle et fulmina de rage en voyant Lara courtisée avec passion. Elle alluma une Sénégalaise super modifiée, sous les yeux amusés du marquis louchant sur la poitrine épanouie de façon suspecte. Il ricana, une Pakistanaise fumant aux lèvres :
— Je crois que les marrons sont cuits, très chère. Ton rembourrage ne servira à rien. Il faudra te faire à l'idée que Lara est la reine du monde. Mouahahahahaha.

Assise sur un bac à fleurs devant l'entrée du manoir, Claire fixait la nuit étoilée en fumant une Racoonaise aux poils pubiens de zombielettes mutagènes.
Elle se demandait comment elle allait retourner la situation, quand elle vit la forme en soutane encapuchonnée franchir les grilles ouvertes et avancer à petits pas crissant sur le gravier de l'allée.
Ce qui semblait être un moine venait vers elle. Sa main esquissa un mouvement vers son gun planqué dans un holster sous son blouson en treillis.
Le moine s'arrêta à un mètre devant elle et rabattit sa capuche en arrière, découvrant un visage à la John Lennon avec des cheveux longs et des petites lunettes rondes.
— Bonsoir, dit-elle d'une voix cool pop art, je suis le moine Blue.
Puis il fit un signe avec ses doigts en désignant la Racoonaise fumante.
— Hein ? fit Claire figée par la surprise.
Elle lui tendit machinalement la cigarette nucléaire.
Le moine Blue la porta à ses lèvres et aspira une grande bouffée. Ses yeux roulèrent comme deux billes de flipper derrière ses lunettes.
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Re: Une cure de jouvence

Messagepar Nietzsche » 10 Aoû 2009, 20:03


ahhaha genial le coup du moine blue à la john lenon on s'y attendait pas du tout^^!!!!
le solitaire est rongé par ses propres démons, le sociable le dévorent les innombrables alors choisis...
Nietzsche

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Re: Une cure de jouvence

Messagepar Babou » 11 Aoû 2009, 05:46


Cécile, qui n'avait pas voulu rater ça, accaparait le duc de Norton, un vieux bouc plein aux as, comme elle pensait, et à qui elle comptait bien faire cracher son oseille en utilisant des moyens surnaturels. En attendant, elle tentait une fascination en lui imposant son décolleté plongeant, ce qui avait l'air de marcher.
Cécile ne rate rien. Bon, elle aurait sans doute préféré un biquet plutôt qu'un vieux bouc (en Afrique on dit un cabri) mais si y a de l'oseille à prendre ça peut mettre du beurre dans les épinards, façon de parler le beurre, son décolleté siliconé plongeant. Avant elle fréquentait le duc d'Avast mais il n'assurait pas assez alors elle l'a jeté comme un malpropre. Image

Wagadoudou, affublé de sa djellaba multicolore, fomentait le même plan de séduction intéressé, impressionnant lady Chatterley, une riche veuve déjà mariée cinq fois, avec le récit d'une chasse amoureuse, où il s'était transformé en gazelle pour séduire une sorcière, transformée en lionne.
C'est du chamanisme. Image

Il rebondit sur le parquet verni aux motifs baroques et alla rouler contre la chaussure à talons hauts de la baronne de Chesterfield.
Avec un nom pareil, la baronne doit fumer du modifié. Image

La comtesse crama d'un coup en une seule aspiration les trois centimètres de sa Winfield demi-modifiée, la babine retroussée battant la chamade.
Trois centimètres en une seule aspiration, looool. C'est que j'ai une grande expérience niveau pompage. Image

Elle pointa son index et son majeur en direction de Lara et marmonna entre ses dents parfumées de tabac blond légèrement opiacé au ganja de Marrakech :
Normalement on pointe UN doigt, je suis pas comme les autres, mais là avec l'index et le majeur c'est le V de la victoire horizontal. Mieux vaut pointer l'index et le majeur à l'horizontal que le majeur seul à la vertical. Image


Am stram gram pique-lui le collegram...
Image

La belle chasseuse de tombes poussa un cri, et le temps de cacher tant bien que mal ses deux légendaires seins et son abricot velouté, elle courut hors de la salle de bal, sous les yeux stupéfaits des invités.
On a vu défiler beaucoup de synonymes à propos du sexe féminin, ici et ailleurs, mais celui-là je l'attendais. C'est très suggestif un abricot, à cause de sa rainure. Image Plus que la prune qui est toute ronde, sauf si on la coupe en deux. :13: Bref l'abricot me fait penser à une réplique de Nicolas Cage dans Volte Face : << j'adore sucer un abricot pendant des heures >>. :13: Et dans une vie antérieure je me souviens d'une démone avec la prune épilée. Image

— Very very fabulous, s'exclama lord Padington, quelle soirée wonderfull !
Le pauvre Padington, son pacemaker va encore s'affoler. Il est tout vieux mais là y a de quoi réveiller ses ardeurs anciennes et faire s'agiter furieusement le coton rayé de son caleçon. Image

Et le diable entra dans la grande salle de bal, costumé à la Henri IV, une collerette imposante autour du cou, des culottes bouffantes et des cuissardes John Galliano à talons hauts saturées par une overdose de lacets.
Il y a un trou entre ses culottes bouffantes ? Ben pour faire passer sa queue. Image

Quelques secondes s'effilochèrent durant lesquelles la comtesse crut reconnaître dans les prunelles sataniques l'éclat de la passion démesurée à son égard.
Diantre, le diable lui-même ajouté à mon tableau de chasse. C'est peut-être un bon coup ... un coup d'enfer ! Image

Les murs du manoir tremblèrent dans un tremblement de murs de manoir qui tremblent.
Image

Winston avait repris son plateau et, le visage impassible, s'étant approché du monarque des enfers, prononça d'une voix stylée à l'articulation impeccable :
— Votre seigneurie désire-t-elle un drink ?

Winston est parfait dans toutes les situations, c'est trop bien vu. Image

La comtesse s'était douchée dans une salle de bain du premier étage, parfumée au Shalimar de Guerlain, et avait emprunté une robe Donatella Versace de Lara dans son placard.
En matière de Guerlain, il se trouve que j'ai essayé ces trois là : L'heure bleue, Shalimar et Mitsouko, mais c'est le premier que je préfère. :15:

Elle avait rembourré le décolleté un peu trop grand avec des Kleenex mentholés, se disant que ce détail jouerait peut-être en sa faveur.
Et pourquoi moi j'ai pas des gros lolos ? Euh, ça se met comment un soutif ? xd

Le moine s'arrêta à un mètre devant elle et rabattit sa capuche en arrière, découvrant un visage à la John Lennon avec des cheveux longs et des petites lunettes rondes.
J'aimerais être à la place de Claire, je trouve John Lennon very sexy. :08:
La parole se fait spontanément rythme dès que l'homme est ému, rendu à lui-même, à son authenticité. Oui, la parole se fait poème. (Léopold Ségar Senghor)
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Re: Une cure de jouvence

Messagepar Krystos » 11 Aoû 2009, 08:48


Une ambiance de garden-party régnait dans la grande salle de bal du rez-de-chaussée...

Sur qu'une ambiance de garden-party dans une salle de bal c'est plus amusant qu'une ambiance de salle de bal dans une garden-party
:03:


Un plateau à la main, horriblement gênée par sa tenue des plus réduites, Lara distribuait les verres de champagne sous les regards souriants d'une vingtaine de personnes de l'aristocratie anglaise.

Tu m'etonne qu'ils sont souriant....bande de vicieux qui profitent de la charmante nudité de notre pov' Lara
:13: :14:



Cécile, qui n'avait pas voulu rater ça, accaparait le duc de Norton, un vieux bouc plein aux as, comme elle pensait, et à qui elle comptait bien faire cracher son oseille en utilisant des moyens surnaturels.

Pas besoins de surnaturels, si le duc est en mode StreetFighter, elle n'as qu'a demander à Lara, elle connait bien ce genre de bolideet le blé sortiras plein gaz
xd

En attendant, elle tentait une fascination en lui imposant son décolleté plongeant, ce qui avait l'air de marcher.

Sur qu'il y as pas mieux que de montrer les deux attributs d'Isis pour indiquer le chemin du mont de Vénus :13: :01:


— Et elle m'a dévoré à grands coups de dents, gargouilla-t-il, ses dents blanches rutilant dans la lumière.

Et il respire encore après ça ! :10: Vive le chamanise...ou la réincarnation
:02:


— Oh my God, souffla-t-il, It's very very fabulous !

Pervers :18: :11:


la duchesse de York, une vieille bécasse de 73 ans recouverte de bijoux.

ça me fait pensé au personnage de la voyante dans "mort sur le nil", interpreter par celle qui joue Jessica Fletcher dans " Arabesque" :05:


— Il vous reste des tabliers ?

:13: :13: On n'ose imaginer ce qu'il lui passe par la tête, Séraphine va encore devoir s'y coller :14:

Séraphine déboula dans la grande salle, un plateau chargée de verres de champagne à la main, juste vêtue d'un tablier semblable à celui de Lara, les couettes rougissantes.

Et ça n'as pas manquer :07:


Campés près d'une fenêtre donnant sur le parcours du combattant, la comtesse, perruquée en blonde platine, paradant dans une mini robe Paco Rabanne décorée de CD, de petites lunettes rondes à verres rouges sur le nez, et le marquis, affublé d'une moustache Dalinienne, resplendissant dans un smoking rose Balanciaga, les mêmes lunettes sur son nez, suivaient le déroulement des opérations.

On est en mode espionnage ? :18: Super le look de la comtesse, très Pop Art :03: :05:



— Je crois que ton plan va foirer, ricana le marquis, en louchant d'un œil avide sur les jolies fesses rebondies de Séraphine

Roooo je ricane, mais ou est passé mon fameux Mouahahahah, Jai pas du consommer de Pakistanaise encore :01: En revanche j'ai toujours un Oeil de petit perver lubrique
:14: :07:


La comtesse crama d'un coup en une seule aspiration les trois centimètres de sa Winfield demi-modifiée, la babine retroussée battant la chamade.

La comtesse aurait elle calmé son appetit en ne prenant plus que du semi-modifié ?? Ou est ce pour avoir les idée clair quand le Diable arriveras XD :01:



— Hocus pocus… Am stram gram pique-lui le collegram... Et ron et ron petit patapon… Zoum zim zoum balaboum…

La formule magique qui tue !!
:02:



La belle chasseuse de tombes poussa un cri, et le temps de cacher tant bien que mal ses deux légendaires seins et son abricot velouté, elle courut hors de la salle de bal, sous les yeux stupéfaits des invités.


Son Abricot velouté, y as pas mieux comme métaphore :14: Et pour repondre à Babou, sur que sucer un abricot pendant des heures sa déchire surtout en Volte Face
:13: :01:



— Very very fabulous, s'exclama lord Padington, quelle soirée wonderfull !
Croyant à un spectacle préparé à l'avance, tout le monde applaudit, des sourires sur les lèvres.


Toute l'aristocratie Anglaise serait elle constitué d'un mental lubrique et pervertis au péché de chaire ???
:11: :10:


Et le diable entra dans la grande salle de bal, costumé à la Henri IV, une collerette imposante autour du cou, des culottes bouffantes et des cuissardes John Galliano à talons hauts saturées par une overdose de lacets.


Je le trouve tout un coup moins sexy
:14: :01:


Elle remarqua aussi un frémissement soutenu de ses brûlantes narines, qu'il pinça d'un pouce et d'un index aux ongles recourbés et afficha une grimace grimaçante :
— Par les ailes de Gabriel ! Mais quelle est donc cette odeur infecte ?


Même le diable à l'odorat sensible et raffiné...et n'oublions pas que la premiere armes du malin, c'est la séduction
:14: :15:



— Sir, lança-t-il (soufflant un "Va te doucher" à la comtesse), permettez-moi de me présenter une nouvelle fois à vous. Je suis le marquis Krystos von Lichtentstein, Cricri pour les intimes, votre plus grand admirateur…

Bien imagé le " va te doucher" :04: j'ai vraiment l'air d'une groupie :01: Cricri pour les intimes aussi bien dans les fics que dans la vrai vie
:19:


Le diable le pria de s'écarter d'un petit geste de la main aux doigts agités façon gay et entonna d'une voix forte et lugubre :

Le jour et la nuit dans la gestuel et la voix
:05:


Winston avait repris son plateau et, le visage impassible, s'étant approché du monarque des enfers, prononça d'une voix stylée à l'articulation impeccable :
— Votre seigneurie désire-t-elle un drink ?


Hey oui, finit la farniente pour Winston, prêt en toute occasion notre bon vieux Winston et toujours aussi impassible même devant la créature la plus vil des ténèbres
:19: :12:


— Chouette ! s'enthousiasma Séraphine en refaisant une petite révérence, les couettes joyeuses. Merci votre altesse !

Vendue !!! Traitresse !!! :tetemort: :chutttt: Vendre son ame pour quelques monstres
:01: :04:


Il la prit dans ses bras et ils tournoyèrent au milieu de la grande salle, emportés par Le beau Danube Bleu qui venait de s'élancer en décibels symphoniques de la chaîne hi-fi, sous les lustres flamboyants.

La belle et la bête :love: :02:



Elle alluma une Sénégalaise super modifiée, sous les yeux amusés du marquis louchant sur la poitrine épanouie de façon suspecte. Il ricana, une Pakistanaise fumant aux lèvres :

C'est tout ou rien , soit c'est demi modifié, soit c'est super modifiée :01: Ah bah la revla la pakistanaise. Sur que maintenant que le plan as foiré, notre chere comtesse n'as plus trop envie d'avoir les idées claires :01: :oui:


— Je crois que les marrons sont cuits, très chère. Ton rembourrage ne servira à rien. Il faudra te faire à l'idée que Lara est la reine du monde. Mouahahahahaha.

Ah bin je me disais aussi quand il aller arriver ce fameux Mouhahahaha :D Je n'ai decidement aucune compassion envers ma partenaire de plan Machiavelique :04: Serait Je un paria !


Assise sur un bac à fleurs devant l'entrée du manoir, Claire fixait la nuit étoilée en fumant une Racoonaise aux poils pubiens de zombielettes mutagènes.

Beurkkk cette modifié la je ne suis pas sur de vouloir la gouter, elle doit faire planer à Mortttt :tetemort:



Le moine s'arrêta à un mètre devant elle et rabattit sa capuche en arrière, découvrant un visage à la John Lennon avec des cheveux longs et des petites lunettes rondes.
— Bonsoir, dit-elle d'une voix cool pop art, je suis le moine Blue.


Roooo ca devient interressant, le diable n'as qu'as bien se tenir,le mariage risque de tombé a l'eau...
:14:

Elle lui tendit machinalement la cigarette nucléaire.
Le moine Blue la porta à ses lèvres et aspira une grande bouffée. Ses yeux roulèrent comme deux billes de flipper derrière ses lunettes.


Un moine qui fume une modifié....je veux rentrer dans les ordres !!!! :hihi: :03: :05:
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Re: Une cure de jouvence

Messagepar Phantom_Blue » 13 Aoû 2009, 19:17


Épisode 15

Claire posa enfin la question qui l'obsédait :
— Mais vous êtes né au Moyen-Age ! Ne me dites pas que vous êtes immortel ?
— En fait je fais partie de la confrérie fondée par le moine Blue. Chaque année un membre est élu au poste de grand moine, et il a la charge de veiller sur le parchemin. Cette année, c'est à moi qu'incombe cette tache.
— Ah je comprends mieux. Mais comment se fait-il que vous êtes là ?
— Lors de nos méditations, nous avons capté un flot d'ondes anormales, indiquant que le parchemin avait été retrouvé et mis en action par un désir. Je suppose que le diable est de retour.
Claire lui résuma la situation depuis le début et demanda d'une voix rongée par l'inquiétude :
— Est-ce que tout est perdu ?
Le moine aspira une dernière bouffée de tabac, frissonna des sourcils et des narines, la bouche agitée par le baiser invisible d'une démone aux lèvres en ventouses voraces, et articula :
— Pas encore… suivant la situation, il existe une phrase qui permet de renvoyer le diable en enfer…
— Et quelle est cette phrase ?
Le moine Blue avala le reste de la Racoonaise sous les yeux surpris de Claire, respira profondément, sembla se concentrer dans un exercice secret, et blablata enfin :
— La phrase se trouve sur les cercles. Il faut la reconstituer.
— Quels cercles ? demanda Claire, dont une lueur d'espoir revenait en force.
— C'est à toi de les trouver, je ne peux pas intervenir, juste te donner les indices.
— C'est bien ma veine. Et je dois chercher où ?
— La phrase se trouve toujours dans un rayon de 200 mètres du diable.
— Donc je suppose qu'il faut chercher dans le manoir. Qu'est-ce qui peut bien avoir la forme de cercles ? Tiens, peut-être les assiettes à la cuisine ! Ouais, je vais voir ça tout de suite !
Elle se leva du bac à fleurs. Le moine Blue la suivit vers l'entrée.
— Vous m'accompagnez ?
— Je veux présenter mes respectueuses salutations au prince des ténèbres.

Pendant que Claire filait à la cuisine, le moine Blue entra dans la salle de bal où "La petite musique de nuit" de Mozart dansait en notes fines dans l'air.
Cécile et Wagadoudou avaient pris place dans des fauteuils, des verres et des cigarettes modifiées dans les doigts, et écoutaient avec ravissement les récits épiques du diable aux temps Bibliques.
Assise sur le canapé à côté du diable qui lui tenait la main, Lara feignait d'être extasiée et poussait des petits cris admiratifs à chaque phrase.
Fascinée, Séraphine ne perdait pas une miette, croquant dans les friandises servies par un Winston impassible et stylé.
Le marquis reluquait les adorables couettes de la jeune tueuse de zombies, reluquait le visage altier du diable, reluquait le décolleté plongeant de Cécile, reluquait le décolleté super plongeant de Lara.
Seule la comtesse manquait à l'appel mais personne ne se souciait de son absence.
— Qui es-tu ? demanda le diable en le dévisageant. Un moine venu m'exorciser ? C'est trop tard, j'ai gagné ! Retourne prier dans ton abbaye !
Il éclata d'un rire infernal, les dents brûlantes.
— Mouahahahaha ! lança le marquis après avoir terminé sa troisième pakistanaise.
— Pas si vite, répliqua le moine Blue à l'allure de John Lennon, la partie n'est pas encore terminée. Il reste deux heures avant minuit.
— Quoi donc, moine perfide ? demanda le diable, un sourire narquois sur ses dents sataniques. Compterais-tu m'arrêter à toi tout seul ? Tu ignores donc qui je suis ?
— Tu ne me fais pas peur, coupa sec John Lennon à l'allure du moine Blue, je suis là en observateur pour m'assurer que tu seras renvoyé dans les limbes de l'enfer.
Le diable se leva d'un bond sous les regards surpris de sa petite assemblée d'admirateurs.
Le moine Blue recula en glissant à la "moonwalk" de Michael Jackson au milieu de la salle et adopta la posture du criquet attentif lorgnant les glandes mammaires de la sauterelle impudique.
Le diable le rejoignit en glissant simplement sur le parquet, comme s'il avait des roulettes sous ses pieds, et prit la posture du bouc noir louchant sur l'entrecuisse poilu de la biquette purpurine, les doigts cornus pointés en avant.

Claire inspecta la dernière assiette du grand buffet. Aucune phrase, juste des paysages bucoliques, des scènes de chasse à coure et des scènes libertines peints dessus.
Elle se demanda où pouvait bien se cacher cette phrase et dans quels cercles, quand elle entendit des bruits venant de la salle de bal. Elle se dépêcha d'aller voir, se souvenant que le moine Blue voulait rencontrer le diable.
Le spectacle qui s'offrit à sa vue la sidéra.
Digne d'un film de Matrix, le diable et le moine Blue se livraient à une démonstration d'arts martiaux, bondissant en l'air dans des bullets time artistiques, les corps en apesanteur dans l'espace autour des lustres, leurs bras et leurs jambes tournoyant et se percutant dans des chocs percutants.
Cécile et Wagadoudou suivaient le déroulement du combat en fumant des cigarettes modifiées. Le marquis n'était pas en reste avec une quatrième Pakistanaise particulièrement rallongée qui avait nécessité l'utilisation de cinq feuilles.
Et qu'il partageait, le sourire aux lèvres, les yeux allumés, avec Séraphine, testant pour la première fois les bienfaits des plantes de la nature. La jeune tueuse de monstres aspirait comme on déguste une sucette, les couettes en transe, et soufflait la fumée d'une façon maladroite qui enchantait le marquis.
Winston se tenait debout, le plateau à la main, et vérifiait si tout le monde avait de quoi satisfaire sa soif et une petite fringale.
Claire estima qu'ils en avaient pour un moment, devinant que le moine Blue cherchait à occuper le diable, et elle fila dans le manoir poursuivre ses recherches.
Elle fit le tour de la grande piscine remplie d'une eau turquoise miroitante sous les reflets des néons allumés. Au-dessus d'elle, à travers la verrière, la nuit étoilée s'étalait comme une immense toile de cinéma.
Puis elle s'apprêtait à filer au premier quand elle remarqua la porte de la cave entrouverte.

Dans la fraîcheur de la grande cave voûtée éclairée par des néons, la comtesse contemplait les tonneaux alignés des deux côtés. Une timbale à la main, elle se campa devant un robinet en bois, le tourna et laissa le nectar rouge couler dans un petit bruit de source bienfaitrice.
Elle l'avala en savourant chaque goutte. Il était à la hauteur de la phrase gravée sur le tonneau au-dessus du robinet : "Elle enchante ton palais".
Après quelques dégustations, elle remarqua que certains tonneaux comportaient des mots ou des phrases comme : "Divine douceur", "Bois-là et dors", Ton amante rouge", "Avec toi pour la vie". Accompagnés chaque fois d'un chiffre.
Elle découvrit devant un tonneau une sorte de longue planche recouverte de mousse rembourrée, montée sur quatre petites roues comme un skate-board.
Après quelques instants de réflexion, un sourire tendit sa babine retroussée.
Claire descendit les marches éclairées par des petites veilleuses, les oreilles dressées à l'écoute.
Le gun dans la main, elle avança dans un silence de cimetière le long des tonneaux. On entendait un bruit d'eau qui coule et une sorte de gargouillis venant d'une galerie à gauche. Elle tourna le coin avec prudence, prête à faire feu si nécessaire. Et resta figée par la scène.
Allongée sur la planche à roulettes sous le robinet d'un tonneau, les yeux fermés, la bouche ouverte, la babine frémissante de plaisir, la comtesse engloutissait sans interruption un mince filet continu de vin rouge.
Claire esquissa un petit rire et rengaina son gun dans le holster sous son bras gauche.
Elle allait ressortir de la cave quand elle vit les mots "Pour un amour éternel" et le chiffre 6 gravé sur le tonneau de la comtesse.
— Mais oui ! s'exclama-t-elle à vois haute. La phrase dans les cercles !
La comtesse ouvrit les yeux, surprise de voir Claire, et manqua de s'étouffer en avalant de travers. Elle se redressa, le visage inondé de vin.
— Petite poufiasse, cracha-t-elle en se campant sur ses chaussures Hell Vanity à talons de 14,5 cm de haut, je vais t'apprendre à fourrer le nez dans mes affaires.
Mais l'abus d'alcool avait quelque peu altéré son sens de l'équilibre, et sa jambe volante n'eut pas l'effet voulu.
Claire l'évita sans effort et balaya d'une rangeo tournoyante l'autre jambe de la comtesse, qui s'écrasa lourdement sur le sol.
Un direct logé dans sa babine retroussée l'envoya direct au pays de Morphée.

Debout au milieu de la salle de bal, le diable leva un verre de cristal rempli d'absinthe pris sur le plateau présenté par Winston, et clama en toisant le moine Blue étalé sur le sol :
— Tu as été vaillant, j'avoue que certaines prises m'ont déconcerté un court instant, mais tu n'étais pas de taille !
Il avala le liquide émeraude, posa le verre sur le plateau et regagna sa place près de Lara sur le canapé sous les applaudissements enthousiastes de Séraphine et un "Mouahahahaha" excessivement sonore du marquis.
Le moine Blue ouvrit un œil. Un sourire de ravissement satisfait enchanta ses lèvres monacales quand il vit surgir dans la salle Claire d'une rangeo décidée.
— Ton compte est bon ! tonna-t-elle en se campant devant le diable surpris puis amusé.
Elle leva son index vers le plafond et récita d'une voix solennelle :
— Divine douceur, elle enchante ton palais, bois-là et dors, avec toi pour la vie, ton amante rouge pour un amour éternel.
— Très joli poème, commenta le diable, et alors ?
— Euh, bafouilla Séraphine, pourtant il n'y a que six tonneaux marqués de 1 à 6, et c'est le bon ordre normalement…
Elle récita une nouvelle fois la phrase.
— Je suppose que c'est une incantation qui doit me renvoyer en enfer, ricana le diable, mais apparemment elle n'a pas l'air d'avoir l'effet que tu désires. Par contre, tu apprécieras la mienne… Par les vents de Saturne, retirez le superflu de cette nymphe, et que la vérité sorte nue du puits…
Aussitôt un courant d'air tourbillonna autour de Claire. Et tous ses vêtements s'envolèrent dans un froissement de vêtements envolés. Y compris son holster avec son gun et les rangeos.
Les mains plaquées sur ses seins et sa fraise câline, Claire courut hors de la salle sous le rire et les applaudissements nourris de Séraphine.
— Mouahahahaha ! s'égaya le marquis en louchant les belles fesses joufflues disparaître dans le couloir.
Toujours étalé sur le sol, le moine Blue continuait de sourire.

Claire monta les marches du grand escalier quatre à quatre, les lolos ballottant, ne comprenant pas ce qui avait échoué, surtout en rage contre elle-même. Le moine Blue avait été mis hors de combat. Le diable allait-il gagner la partie ?
Elle fonça dans la chambre de Lara, passa en revue la garde-robe et opta pour un short, renonça au soutif trop grand, enfila un tee-shirt et fila se rafraîchir dans la salle de bain.
Elle venait de s'asperger le visage d'eau froide au lavabo quand ses narines frémirent. Une odeur bizarre venait de les taquiner.
Son regard se dirigea vers la poubelle en métal près de la baignoire. Quelque chose brillait dans la lumière des néons.
Elle plongea la main dedans et retira une robe décorée avec des CD, les faces brillantes tournées vers l'extérieur. Il y en avait cinq.
Elle détacha un CD qui tenait avec une colle textile et lut sur l'autre face : "L'école est finie" de Sheila (1962). Elle détacha les autres CD. "Ma biche" de Frank Alamo (1963). "Au revoir, mon amour" de Richard Anthony (1965). Laisse tomber les filles" de France Gall (1964). "Est-ce que tu le sais ?" de Sylvie Vartan (1961).
— Mais ouiii ! s'exclama-t-elle. Ça ne peut être que ça !
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Re: Une cure de jouvence

Messagepar Babou » 15 Aoû 2009, 07:31


Je réponds au fur et à mesure, déguisée en liane, et si c'est de la pure folie, c'est sans doute l'oeuvre d'une pakistanaise.

— Lors de nos méditations, nous avons capté un flot d'ondes anormales, indiquant que le parchemin avait été retrouvé et mis en action par un désir. Je suppose que le diable est de retour.
C'est extraordinaire ce qu'on peut arriver à faire par méditation. Même Madame Irma ne peut pas faire ça. Image

Le moine aspira une dernière bouffée de tabac, frissonna des sourcils et des narines, la bouche agitée par le baiser invisible d'une démone aux lèvres en ventouses voraces, et articula :
C'est sans doute une hallucination explicitement corporelle dûe à la Racoonaise gravement modifiée. Image

— Et quelle est cette phrase ?
C'est pas la phrase qui pique le collegram ? Image

Tiens, peut-être les assiettes à la cuisine ! Ouais, je vais voir ça tout de suite !
Chez moi elle aurait du boulot Claire, vu que je collectionne les assiettes, anciennes si possible, elles sont accrochées aux murs de mon coin cuisine américaine. Je collectionne aussi les petits verres à liqueur. Lol. Image

Cécile et Wagadoudou avaient pris place dans des fauteuils, des verres et des cigarettes modifiées dans les doigts, et écoutaient avec ravissement les récits épiques du diable aux temps Bibliques.
Heureusement que "modifiées" est accordé (et du coup je sais pas accorder mon accordé) avec cigarettes sinon, amputé de sa terminaison, le contenu du verre serait aussi modifié. Est-ce clair ? Image

Le marquis reluquait les adorables couettes de la jeune tueuse de zombies, reluquait le visage altier du diable, reluquait le décolleté plongeant de Cécile, reluquait le décolleté super plongeant de Lara.
Moi il me reluque pas car j'ai pas de gros lolos, pas grave car dans ma vie parallèle je suis fournie honnêtement. Image

Seule la comtesse manquait à l'appel mais personne ne se souciait de son absence.
Ah ben si je disparais, c'est sûrement pour une bonne cause. :02:

Il éclata d'un rire infernal, les dents brûlantes.
Trop bien vu et imagé ! Image

— Mouahahahaha ! lança le marquis après avoir terminé sa troisième pakistanaise.
Après une troisième pakistanaise le voca est légèrement réduit .. xd

— Pas si vite, répliqua le moine Blue à l'allure de John Lennon, la partie n'est pas encore terminée.
— Tu ne me fais pas peur, coupa sec John Lennon à l'allure du moine Blue, je suis là en observateur pour m'assurer que tu seras renvoyé dans les limbes de l'enfer.

Excellente l'idée d'inversion ! Mais que ce soit le moine Blue qui a l'allure de Lennon ou Lennon l'allure du moine Blue, Lennon reste sexy. :08:

Le moine Blue recula en glissant à la "moonwalk" de Michael Jackson au milieu de la salle et adopta la posture du criquet attentif lorgnant les glandes mammaires de la sauterelle impudique.
Le diable le rejoignit en glissant simplement sur le parquet, comme s'il avait des roulettes sous ses pieds, et prit la posture du bouc noir louchant sur l'entrecuisse poilu de la biquette purpurine, les doigts cornus pointés en avant.

Super les postures, on voit ça tous les jours ! Quant aux glandes mammaires de la sauterelle, je savais pas qu'une sauterelle était un mammifère. :14: Et oups, j'étais prête à rajouter un << e >> à poilu. Dans ma tête entrecuisse était féminin. :20:

Claire inspecta la dernière assiette du grand buffet. Aucune phrase, juste des paysages bucoliques, des scènes de chasse à coure et des scènes libertines peints dessus.
Les assiettes aux scènes libertines c'est sûrement pour manger les desserts. Par exemple un Crumble Abricot et sa crème fouettée à la cannelle, risquant de vous arracher des soupirs de plaisir passionnel et bouleverser votre vie gustative. Image

Digne d'un film de Matrix, le diable et le moine Blue se livraient à une démonstration d'arts martiaux, bondissant en l'air dans des bullets time artistiques, les corps en apesanteur dans l'espace autour des lustres, leurs bras et leurs jambes tournoyant et se percutant dans des chocs percutants.
Cécile et Wagadoudou suivaient le déroulement du combat en fumant des cigarettes modifiées.

Très belle scène, trop bien imaginée et décrite et avec les cigarettes modifiées le spectacle doit être encore plus hallucinant. Ça me fait penser à la pièce aux lustres dans TR1. Image

Le marquis n'était pas en reste avec une quatrième Pakistanaise particulièrement rallongée qui avait nécessité l'utilisation de cinq feuilles.
Purée la taille du pétard ! Krys ça te fait penser à rien ? Les émoticons qu'on emboîtent, avec le tronçon du milieu qu'on peut dupliquer .. :13:

Dans la fraîcheur de la grande cave voûtée éclairée par des néons, la comtesse contemplait les tonneaux alignés des deux côtés. Une timbale à la main, elle se campa devant un robinet en bois, le tourna et laissa le nectar rouge couler dans un petit bruit de source bienfaitrice.
Elle l'avala en savourant chaque goutte. Il était à la hauteur de la phrase gravée sur le tonneau au-dessus du robinet : "Elle enchante ton palais".
Après quelques dégustations, elle remarqua que certains tonneaux comportaient des mots ou des phrases comme : "Divine douceur", "Bois-là et dors", Ton amante rouge", "Avec toi pour la vie". Accompagnés chaque fois d'un chiffre.

Tous ces tonneaux !! Mon container de 5 L fait grise mine à côté. Je vais plus savoir où donner du palais. Mais ! Les slogans des vins, c'est peut-être là qu'il faut chercher la fameuse phrase. Un tonneau c'est ROND ! Image

Allongée sur la planche à roulettes sous le robinet d'un tonneau, les yeux fermés, la bouche ouverte, la babine frémissante de plaisir, la comtesse engloutissait sans interruption un mince filet continu de vin rouge.
Bien sûr, fallait trouver une astuce pour allier confort et dégustation, et ça devenait fatiguant de remplir la timbale. Mais je suis grave !!! C'est comme une perf à ce niveau ! Image

Elle allait ressortir de la cave quand elle vit les mots "Pour un amour éternel" et le chiffre 6 gravé sur le tonneau de la comtesse.
— Mais oui ! s'exclama-t-elle à vois haute. La phrase dans les cercles !

Voilà ! Image

La comtesse ouvrit les yeux, surprise de voir Claire, et manqua de s'étouffer en avalant de travers.
D'ailleurs je me demande comment je n'ai pas avalé de travers avant car déglutir un jet de vin en continu, et ça tout en étant allongée, ça requiert une haute performance. Image

— Petite poufiasse, cracha-t-elle en se campant sur ses chaussures Hell Vanity à talons de 14,5 cm de haut, je vais t'apprendre à fourrer le nez dans mes affaires.
Mais l'abus d'alcool avait quelque peu altéré son sens de l'équilibre, et sa jambe volante n'eut pas l'effet voulu.

Purée ! :23: J'ai pris mon centimètre pour voir. Même sans boire je peux pas marcher avec ça. J'aime bien l'expression de la jambe volante. Image

Le moine Blue ouvrit un œil.
Puis deux. :15:

Un sourire de ravissement satisfait enchanta ses lèvres monacales quand il vit surgir dans la salle Claire d'une rangeo décidée.
J'essaye d'imaginer à quoi peuvent ressembler des lèvres monacales. Image

— Divine douceur, elle enchante ton palais, bois-là et dors, avec toi pour la vie, ton amante rouge pour un amour éternel.
Ahhhhhhh ! Quelle imagination ! Image

— Euh, bafouilla Séraphine, pourtant il n'y a que six tonneaux marqués de 1 à 6, et c'est le bon ordre normalement…
Oui, mais le tonneau 6 "Pour un amour éternel" c'est mon tonneau, et comme je l'ai bu, j'ai bu la phrase avec, donc ça peut pas marcher. Image

Les mains plaquées sur ses seins et sa fraise câline, Claire courut hors de la salle sous le rire et les applaudissements nourris de Séraphine.
Il faut manger cinq fruits par jour. Image

Elle détacha un CD qui tenait avec une colle textile et lut sur l'autre face : "L'école est finie" de Sheila (1962). Elle détacha les autres CD. "Ma biche" de Frank Alamo (1963). "Au revoir, mon amour" de Richard Anthony (1965). Laisse tomber les filles" de France Gall (1964). "Est-ce que tu le sais ?" de Sylvie Vartan (1961).
Quelle imagination toujours, suspense. Faut constituer une phrase en partant de l'année la plus ancienne à la plus récente ? J'aime bien le détail de la colle textile. Image
La parole se fait spontanément rythme dès que l'homme est ému, rendu à lui-même, à son authenticité. Oui, la parole se fait poème. (Léopold Ségar Senghor)
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Re: Une cure de jouvence

Messagepar Krystos » 15 Aoû 2009, 10:14


Claire posa enfin la question qui l'obsédait :
— Mais vous êtes né au Moyen-Age ! Ne me dites pas que vous êtes immortel ?

Je me posé la même question :01:

Assise sur le canapé à côté du diable qui lui tenait la main, Lara feignait d'être extasiée et poussaient des petits cris admiratifs à chaque phrase.

Une groupie presque naturelle cette LARA :03: :05:

Le marquis reluquait les adorables couettes de la jeune tueuse de zombies, reluquait le visage altier du diable, reluquait le décolleté plongeant de Cécile, reluquait le décolleté super plongeant de Lara.
Décidement je n'en rate pas une, quel pervers ! :01:

— Mouahahahaha ! lança le marquis après avoir terminé sa troisième pakistanaise.
Incontournable, surtout apres une troisième pakistanaise :10: :11:

Le moine Blue recula en glissant à la "moonwalk" de Michael Jackson au milieu de la salle et adopta la posture du criquet attentif lorgnant les glandes mammaires de la sauterelle impudique.
Trop bien cette scène, mais tout comme Babou je ne savais pas que la sauterelle était un mammifère :01: :02:

Digne d'un film de Matrix, le diable et le moine Blue se livraient à une démonstration d'arts martiaux, bondissant en l'air dans des bullets time artistiques, les corps en apesanteur dans l'espace autour des lustres, leurs bras et leurs jambes tournoyant et se percutant dans des chocs percutants.
Grandiose ! :04:

Le marquis n'était pas en reste avec une quatrième Pakistanaise particulièrement rallongée qui avait nécessité l'utilisation de cinq feuilles.
Mouahahahaha !!! en effet la taille est impressionante avec cinq feuilles, photos a l'appuie :13: :08:

Winston se tenait debout, le plateau à la main, et vérifiait si tout le monde avait de quoi satisfaire sa soif et une petite fringale.
Toujours aussi pro notre Winston :14:

Allongée sur la planche à roulettes sous le robinet d'un tonneau, les yeux fermés, la bouche ouverte, la babine frémissante de plaisir, la comtesse engloutissait sans interruption un mince filet continu de vin rouge.
Le Dieux Bacchus, lui as offert cette capacité a avaler en continue :13: :01:

— Petite poufiasse, cracha-t-elle en se campant sur ses chaussures Hell Vanity à talons de 14,5 cm de haut, je vais t'apprendre à fourrer le nez dans mes affaires.
Mais l'abus d'alcool avait quelque peu altéré son sens de l'équilibre, et sa jambe volante n'eut pas l'effet voulu.
Claire l'évita sans effort et balaya d'une rangeo tournoyante l'autre jambe de la comtesse, qui s'écrasa lourdement sur le sol.
Un direct logé dans sa babine retroussée l'envoya direct au pays de Morphée.

Roooooooo :13: Notre chere Comtesse quelques peu bourrée ! Scène bien imagé et tordante a souhait :01: :05:

Debout au milieu de la salle de bal, le diable leva un verre de cristal rempli d'absinthe[...] Il avala le liquide émeraude
Hummmm :08: C'est cro bon l'Absinthe :01: vive la "green fairy" !!!

un "Mouahahahaha" excessivement sonore du marquis.
Forcement, les pakistanaise m'ont travailler le cervox :01:

Les mains plaquées sur ses seins et sa fraise câline
Encore un métaphore des plus subtils et sucrée sur le mont de Vénus :03:
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